L'élevage est caractérisé par un système agropastoral fondé sur l'association agriculture/élevage. Son caractère dominant est la sédentarisation sauf en hivernage où l'on note une certaine mobilité du cheptel
Celui-ci est dominé par les moutons et les chèvres suivis des bovins, des ânes et des chevaux. A noter un nombre important de porcs et la présence généralisée de volailles.
Les éleveurs sont pour la plupart membres de la Maison des Eleveurs qui constitue leur principale structure d'organisation. Cepandant il n'existe pas de bureau communal fonctionnel. La commercialisation se fait au niveau du marché louma où les prix se font de gré à gré. Il faut signaler la forte concurence du louma de Passy où beaucoup de consommateurs se ravitaillent à un prix moins élévé. Les produits sont écoulés à travers le marché central par l'intermédaire des bouchers et les différentes dibiteries (boucheries).
Voici quelques prix indicatifs (en francs CFA) :
- Moutons de 25.000 à 100.000
- Chèvre de 10.000 à 20.000
- Boeuf de 100.000 à 500.000
- Porc de 25.000 à 50.000
- Poulet de 2.000 à 2.500
Les contraintes du secteur sont les suivantes :
- Absence d'un magasin de stockage d'aliments du bétail.
- Insuffisance des moyens de l'encadrement.
- Aire d'abattage non fonctionnelle et non adaptée à la demande.
La pêche :
La pêche constitue la principale activité de l'économie locale. C'est une activité très ancienne partiquée dans les eaux du Saloum et les bolongs environnants et est essentiellement le fait des pêcheurs autochtones.
La production annuelle tourne autour de 4.000 à 5.000 tonnes. Du fait de la faible consommation locale et de l'insuffisance des moyens de conservation des produits frais, 86% de la production est destinée au mareyage. Les mareyeurs viennent pour la plupart de localités situées hors de la région (Dakar, Kaolack, Mbour). La production de crevettes est essentiellemnt achetée par les mareyeurs qui la convoient sur Dakar par camions frigorifiques.
Le guedj (poisson sèché) et le yet (cymbium) sont aussi produits et vendus sur le marché local, à Kaolack et à l'intérieur du pays. La transformation des produits de la pêche demeure artisanale. Un site d'un hectare a été attribué aux femmes pour y installer des fours de fumage pour la production de métorah et de tambadiang et un terrain municipal de 1000m2 attribué aux mareyeurs locaux pour la réception et le conditionnement de la crevette.
Une usine privée de traitement du poisson et de la crevette est en cours de construction.
Les emplois générés par la pêche sont nombreux. Près des 2/3 des jeunes s'y activent, notamment dans la pêche aux crevettes, plus accessible financièrement et dont la production est facile à écouler. Ce secteur mobilise 400 autochtones et près de 700 étrangers. Les pêcheurs sont organisés en GIE, ainsi que les femmes transformatrices des produits de la mer. La commune compte 17 mareyeurs.
La pêche, malgré ses atouts rencontre les contraintes suivantes :
- Difficulté de conservation des produits.
- Insuffisance des équipements de pêche.
- Absence d'infrastructure de débarquement.
- Déficit de moyens adaptés pour le traitement des produits frais et transformés
- Manque d'hygiène et de salubrité au niveau des lieux de débarquement
- Dégradation de la mangrove
- La communauté de pêcheurs installée à Ndakhonga en bordure du fleuve ne dispose d'aucune facilité de débarquement et de conditionnement de leur pêche
- Destruction massive des juvéniles.
L'artisanat :
L'artisanat occupe une place prépondérante dans le secteur productif notamment par le déversement quasi total des exclus de l'école dans le secteur. Les artisans sont définis soit comme :
- Artisans de production : menuiserie métallique ou bois, tailleur, bijouterie
- Artisans de service : Maçon, peintre, électricien, plombier, mécanicien, charpentier, photographe, coiffeur.
- Artisans d'art : Plasticien, artiste peintre.
Au niveau de l'artisanat de production, on trouve en menuiserie métallique des talents d'envergure nationale. Cette production de qualité se retrouve dans d'autres domaines tels que la couture et la bijouterie. La menuiserie bois se développe du fait de l'expertise locale et de l'urbanisation et ce malgré des moyens techniques limités.
L'artisanat de service se développe également du fait de l'urbanisation et de la mécanisation (vélomoteurs, autos).
L'artisanat d'art progresse dans l'espace communal avec l'implantation de nouveaux plasticiens et artistes en batik. Le tourisme participe au développement de ce secteur.
Malgré les atouts que constituent des ressources humaines de qualité, des produits compétitifs et une zone touristique en expansion, l'artisanat est handicapé par :
- Le sous-équipement
- La cherté des intrants et des facteurs de production
- L'absence d'un village artisanal.
Le tourisme :
Le tourisme occupe une place de choix dans le tissu économique de la commune. Il se développe grâce à ses énormes potentialités et à l'existence de nombreux réceptifs.
Le département présente un potentiel touristique riche et varié qui est favorisé par les conditions climatiques favorables de la zone côtière, la présence du bras de mer le Saloum et l'ensemble des îles du Saloum qui offrent un charme impressionnant à travers leur faune et leur flore variées.
Il existe 3 types de tourisme dans la commune :
- Le tourisme balnéaire, peu développé,
- La pêche sportive qui est une des activités principales des établissements touristiques,
- La chasse sportive.
Le tourisme de découverte est souvent associé à ces différents types de tourisme.
La capacité d'hébergement est de 132 chambres et 264 lits. Depuis quelques années on note l'achat de terrains par des étrangers en vue d'édification de résidences secondaires.
Les handicaps au développement du tourisme sont :
- L'inexistence d'un schéma directeur d'aménagement touristique,
- Le développement anarchique des établissements hôteliers,
- L'insuffisance des actions de promotion,
- L'absence de structure d'encadrement et de formation,
- L'insuffisance des actions d'information et de sensibilisation des populations locales sur le secteur,
- Le sous-emploi.
Le secteur social :
Education et formation :
L'enseignement préscolaire dans la commune de Foundiougne se fait au niveau de l'école maternelle publique et d'une garderie d'enfants. L'insuffisance d'infrastructures en matière de maternelle ne permet pas de répondre à l'ensemble des demandes. La proportion des filles est légèrement supérieure à celle des garçons.
Au niveau de l'enseignement élémentaire, la commune compte deux écoles publiques et une école privée. Le nombre de classes était de 29 à la rentrée 2007 et le personnel enseignant de 29.
Les éffectifs étaient de 1242 élèves en 2007 sur une population scolarisable de 1300 soit un taux brut de scolarisation (TBS) de 93%. Ces effectifs donnent un ratio de 43 élèves par classe.
Chez les garçons, on note une population scolarisée supérieure à la population scolarisable du fait des flux migratoires. Une partie des enfants de Djilor, Niodior et d'ailleurs fréquente les écoles de Foundiougne.
Enseignement moyen, effectifs rentrée 2007 :
- Un collège d'enseignement moyen (CEM) : Diène Coumba NDIAYE de 639 élèves dont 328 filles et 21 professeurs sur 9 ckasses.
- Une école privée : Ya Salam de 192 élèves dont 93 filles pour 6 classes.
L'enseignement secondaire est dispensé au niveau du lycée El Hadji DIOUF qui compte 200 élèves dont une cinquantaine de filles et 22 professeurs. La majeure partie des élèves suit une formation litéraire au détriment de la série scientifique.
Au niveau enseignement technique, la commune abrite un centre d'enseignement technique féminin créé en 1982. Il compte deux salles physiques et cinq salles pédagogiques. Le personnel est composé d'une maitresse en couture, une maitresse sociale et une maitresse en restauration. L'effectif était de 52 élèves en 2001.
Le taux d'alphabétisation tourne autour de 32,5% avec 31% chez les femmes et 34% chez les hommes.
Le secteur de l'éducation est confronté aux contraintes suivantes :
- Insuffisance des salles de classe
- Vétusté des infrastructures
- Problème d'hébergement et de restauration pour les élèves venant des villages environnants.
Santé, hygiene, assainissement :
Les infrastructures sanitaires de la commune comprennent un centre de santé qui couvre le district de Foundiougne et un dispensaire privé catholique.
Dans les villages et dans les îles, des cases santé assurent les premiers soins.
Le personnel comprend 2 médecins, 2 infirmiers d'état, 3 sages-femmes d'état, 2 aides infirmiers et du personnel communautaire au nombre de 10.
Les moyens logistiques sont constitués d'une ambulance, de deux véhicules et d'une pirogue.
La sous-brigade d'hygiène est constituée de 3 agents avec comme moyens de travail une motocyclette et des appareils pulvérisateurs. Leur fonction est d'assurer le contrôle de salubrité et les actions d'éducation et de sensibilisation (gestion des ordures, lutte contre le paludisme, ect...)
La commune abrite également un centre de promotion et de réinsertion sociale dirigé par un assistant social et qui encadre les associations de handicapés, de veuves et de personnes du troisième âge.
Les handicaps du secteur sont :
- L'insuffisance et la vétusté des infrastructures,
- La concentration des infrastructures au niveau du centre ville,
- L'absence de moyens pour le ramassage des ordures ménagères,
- L'absence de moyens pour la vidange des fosses septiques.
Promotion de la femme :
La commune compte 4 groupements de promotion féminine (GPF). Ces groupements féminins, organisés en une union communale, sont tous affiliés à la fédération nationale des groupements de promotion féminine et sont encadrés par le service départemental du développement communautaire.
Les femmes s'adonnent à des activités telles que l'exploitation des produits halieutiques, la teinture, le petit commerce par le biais du crédit rotatif. L'union communale dispose d'une case-foyer qui abrite une salle de conférences équipée en matériel audiovisuel, deux chambres de passage destinées à la location et une boutique. Un comité de gestion assure le fonctionnement de cette infrastructure. Une caisse de crédit est en cours d'installation au niveau de la case-foyer.
On compte également dans la commune trois associations féminines affiliées à la Fédération des Associations Féminines du Sénégal (FAFS).
Les femmes sont confrontées à plusieurs contraintes qui sont :
- L'insuffisance de la formation
- La faible modernisation de leurs activités,
- Les difficultés d'accès au crédit.
Jeunesse et sports :
Les infrastructures sportives sont : 1 stade municipal, 1 arène municipale, 3 plateaux multifonctionnels et 2 terrains vagues. Le stade, situé dans une zone inondable, est peu utilisé. Plusieurs disciplines sportives sont pratiquées dans la commune. Au niveau du football, il existe une équipe municipale (27 licenciés), 4 écoles de sport (100 licenciés) et 6 ASC (180 licenciés)
Le basket est pratiqué par 22 garçons et 14 filles. La lutte concerne 10 seniors et 15 cadets tandis que l'athlétisme compte 32 pratiquants au niveau scolaire. Le karaté compte 34 pratiquants.
Le financement des activités sportives provient essentiellement de la subvention municipale qui tourne autour de 275000 FCFA annuellement.
Des associations complètent les activités sportives. Mouvements de jeunesse et Associations sont organisés en Conseil Communal de la Jeunesse.
Le principal handicap est l'état de délabrement de certaines infrastructures sportives et socio-éducatives.
Culture et loisirs :
Les infrastructures comprennent principalement une salle des fêtes non fonctionnelle et un mini théatre de verdure au Centre Départemental de l'Education Populaire et Sportive (CDEPS). Celui-ci et la mairie abritent chacun une bibliothèque.
Il existe une discothèque et divers lieux de loisirs au niveau des campements touristiques. Cependant il n'existe pas de salle de cinéma. Les activités culturelles de la commune comprennent essentiellement l'organisation de journées culturelles, de séances de lutte traditionnelle, de théatre, de conférences, de séances d'animation avec les troupes folkloriques etc... Ces activités ont comme acteurs les ASC, les Amicales, les troupes folkloriques. Ces structures sont regroupées au sein de l'union départementale du théatre populaire et de la musique (UDTPM).

Le financement des activités culturelles est assuré essentiellement par les subventions municipales et les promoteurs privés.
Les principaux handicaps du secteur culturel sont :
- L'absence de Centre Culturel
- L'état délabré de la salle des fêtes
- Le sous-équipement des acteurs.
Secteurs d'appui à la production
Transports :
Foundiougne est reliée à la capitale régionale Fatick par une route bitumée de 23 km avec la nécessité de traverser le bras de mer que constitue le Saloum. Au sud son accès est assuré par la route de Passy. L'enclavement de la ville par rapport à l'arrière pays est illustré par ces deux voies d'accès très dégradées et les rotations limitées du bac. La voirie urbaine est constituée de rues revêtues esentiellement dans les quartiers nord (4130m contre 820m pour les quartiers sud) et de rues non revêtues. L'ensablement de la voirie revêtue constitue un problème majeur.
La gare routière, construite dans les années 1986-87 se trouve dans le sous-quartier des HLM. Elle est actuellement très dégradée. Le trafic des voyageurs vers Dakar est assuré chaque matin à 7h30 avec un retour vers 18h30.
Le transport urbain en plein développement est le vélomoteur-taxi.
Le trafic fluvial est assuré par des pirogues à moteur reliant Foundiougne aux nombreuses îles des arrondissements de Niodior et Fimela.
Handicaps du secteur :
- Inexistence de station service (Il faut aller à Passy ou Fatick),
- Situation insulaire de la commune,
- Mauvais état des routes,
- Insuffisance des rotations du bac,
- Equipement inadapté au niveau du débarcadère.
Le commerce :
Le commerce occupe une place importante dans l'économie de la commune. Il concerne essentiellement les produits de l'agriculture et de la pêche. Il est organisé autour du marché hebdomadaire et du marché central.
Le marché hebdomadaire institué en 1995 se tient tous les mardis. Les produits les plus vendus sont les produits agricoles et la pêche, les équipements ménagers, fournitures scolaires, denrées alimentaires, produits vestimentaires. Il est très fréquenté par les populations insulaires pour l'écoulement de leurs produits.
Le marché central, le marché "moussanté" et les boutiques complètent l'activité commerciale de la commune.
Contraintes du secteur :
- Faiblesse des revenus,
- Manque d'organisation des commerçants,
- Non électrification du hangar du marché central,
- Enclavement de la ville,
- Coût élevé du transport se répercutant sur les prix de vente.
Energie :
Les principales sources d'énergie de la commune sont les combustibles solides (bois et charbon de bois), le gaz butane et l'électricité. L'interdiction de carbonisation entraine l'importation du charbon de bois.
On estime que 67% de la population est raccordée à l'électricité. Sur les années de référence (1996-98) une part très importante des ressources de la commune a été consacrée à l'extension du réseau électrique dans les quartiers défavorisés (Thiaméne et Thian).
Les contraintes du secteur sont :
- L'absence de réseau dans les zones d'extension de la ville,
- L'insuffisance de l'éclairage public.
Adduction d'eau :
La situation hydraulique de la commune connaît une nette amélioration ces dernières années. Le château d'eau permet un débit de 250m3/h. Le réseau d'adduction d'eau est passé de 9730m en 1999 à 11745m en 2001 avec l'extension financée par le budjet communal. Le nombre d'abonnés était de 384 en 1999. Il existe 14 bornes fontaines dont 9 sont fonctionnelles.
Le réseau d'assainissement est constitué de canaux à ciel ouvert en béton d'une longueur de 2500m essentiellement localisés aux quartiers Escale et Mbelgor.
Les contraintes du secteur sont :
- Non-satisfaction de toutes les demandes de branchement,
- Inexistence d'un réseau d'évacuation des eaux usées,
- Existence de canaux à ciel ouvert.
Poste et télécommunications :
La commune dispose d'un bureau de poste au centre ville dans le quartier Mbelgor. Il reçoit le courrier deux jours par semaine (les mardi et jeudi). Cette activité est en régression depuis une quinzaine d'années. En contre partie, l'activité para bancaire se développe considérablement.
Au niveau des télécommunications, il existe un central téléphonique près du marché hebdomadaire. L'automatisation en 1992 a permis de développer la capacité de raccordement. En 2000, ceux-ci étaient au nombre de 111 (privés et services). Les télé-centres privés rendent beaucoup de services à la population.
L'administration :
Foundiougne est un département, c'est-à-dire une entité administrative à la tête de laquelle se trouve un préfet qui coordonne les activités des services. La commune est administrée par un maire qui nomme des délégués de quartier. La commune est dotée d'une personnalité juridique, de l'autonomie financière et d'une assemblée élue au suffrage universel.
L'état garantit la sécurité, concourt à l'éducation, à la formation et à la bonne santé de la population, impulse et coordonne le développement économique et la promotion des couches défavorisées.
La réforme de 1996 a décidé la suppression progressive de la tutelle administrative.
La région constitue en commun avec les communes et les communautés rurales une agence régionale de développement qui aura pour mission d'apporter aux collectivités locales de la région une assistance technique dans les domaines d'activité liés au développement.
Les principales contraintes sont :
- Le déficit en personnels,
- Le manque d'équipements et de moyens logistiques,
- La faiblesse des moyens financiers de la commune,
- Insuffisance de personnels techniques au niveau de la commune,
- Les problèmes de fonctionnement liés à l'exécution lente du fonds de dotation.
Ressources et moyens de financement
Foundiougne est une localité aux maigres ressources. Ses besoins sont sans commune mesure avec les moyens dont elle dispose.
Depuis 1997, on note une augmentation très sensible des ressources de la ville grâce au versement du fonds de dotation. Hélas, ce fonds dont le montant évolue régulièrement ne couvre pas les domaines de compétence transférés et ne participe donc pas au développement de la ville.
Néanmoins l'évolution des ressources locales est le fait d'un meilleur contrôle des recouvrements des recettes du marché et de location de souks, mais aussi de la réalisation du campement municipal.
Les recettes d'investissement évoluent en dent de scie. Elles sont constituées principalement de fonds de concours. Les recettes propres consacrées à l'investissement sont insignifiantes voire nulles alors que le fonds de concours dépend de l'autorité centrale. Le fonds de concours spécial finance de préférence des secteurs à rentabilité financière.
Contraintes :
- Recettes d'investissement faible,
- Incapacité des communes à l'autofinancement,
- Faiblesse des fonds de concours accordés par l'état
- Critères d'octroi de ces fonds non adaptés.
Autres ressources de financement :
Elles sont constituées de projets et d'ONG intervenant dans le développement des collectivités locales. Les ONG ciblent le plus souvent la santé en milieu rural.
Les dépenses :
Pour situer l'action communale en matière d'utilisation des ressources, nous retenons trois éléments : les dépenses en personnel, les dépenses de fonctionnement, les dépenses d'investissement.
Les dépenses en personnel ont connu une évolution presque stable. Cette catégorie représente en moyenne 37,21% des emplois globaux, n'atteignant pas la norme de 40% prévus par les textes régissant les communes.
Contraintes :
- Personnel pléthorique et peu qualifié,
- Masse salariale élevée,
- Absence de formation pour le personnel et les élus,
- Difficultés pour instaurer des départs négociés.
Les dépenses de fonctionnement connaissent une situation presque identique caractérisée par la faiblesse des ressources. Les principales difficultés rencontrées le sont en matière d'assainissement et d'enlèvement des ordures ménagères. Un accent particulier doit être mis sur l'équipement en matériel roulant pour la prise en charge des actions d'assainissement.
Il est à noter que les besoins prioritaires sont largement supérieurs aux ressources disponibles.
Les dépenses d'investissement concernent surtout deux secteurs essentiels dans la vie socio-économique des populations : le secteur secondaire relatif aux réseaux d'eau et d'électricité ainsi que les questions d'urbanisme et le secteur quaternaire avec la voirie et l'asainissement pour lequel il reste encore beaucoup à faire ainsi que pour l'évacuation des ordures ménagères.
Contraintes :
- Capacité d'investissement très faible du fait du manque d'infrastructures,
- Absence de partenaires ou de bailleurs de fonds au développement,
- Nécessité de coopération décentralisée,
- Indisponibilité d'un plan de développement local.
En conclusion, les ressources financières de la commune pourraient connaître une amélioration par le biais de la coopération décentralisée qui est un créneau porteur dans la conjoncture actuelle de décentralisation. Il est nécessaire d'exploiter à fond un tel secteur qui regorge d'opportunités de financement et de moyens d'équipement pour les collectivités décentralisées. L'intégration de ce secteur nécessite la détention de deux atouts au moins : la mobilisation de personnes influentes autour d'un comité de jumelage et la disposition d'un plan de développement communal pouvant servir de tableau de bord pour toute intervention programmée dans la collectivité.
En outre la commune doit rendre plus efficace la mobilisation de ses ressources en exploitant certaines rubriques de taxes et en prenant des mesures plus strictes à l'endroit des mauvais payeurs.
Axes prioritaires
Objectifs et actions retenues par la commune :
Quatre objectifs majeurs ont été définis pour la commune :
- Facilitation d'accès aux services sociaux de base,
- Développement de la pêche,
- Développement du tourisme,
- Promotion des autres activités productrices.
Facilitation d'accès aux services sociaux :
La réalisation de cet objectif passe par le renforcement des systèmes de communication, de la viabilisation de l'habitat et le renforcement des services sociaux :
- Renforcement de la couverture sanitaire,
- Renforcement des infrastructures scolaires et du personnel d'appoint,
- Développement des infrastructures et équipements sportifs,
- Développement des infrastructures et équipements sociaux-éducatifs et culturels.
Développement de la pêche :
Pour ce faire, nous devons commencer par assurer la protection et la gestion durable des ressources halieutiques puis les exploiter de façon rationnelle et enfin développer la conservation, la transformation et la commercialisation des ressources. Il est à noter que la protection et la gestion durable des ressources sont du domaine de compétence de l'état.
Développement du tourisme :
Le tourisme dispose d'un potentiel important. Pour le développer, nous devons développer les infrastructures touristiques et valoriser les produits touristiques. Le développement des infrastructures passe par l'identification des zones à vocation touristique, la délimitation et la viabilisation de ces zones.
La valorisation des produits touristiques passe par la valorisation du patrimoine culturel, le développement des transports touristiques, le renforcement de la formation, le développement de la pêche sportive et de la chasse.
Promotion des autres activités productrices :
Il s'agit en fait de développer l'élevage et de promouvoir l'artisanat.