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Site de l'association Batik, Martignas et Foundiougne
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  L'association "BATIK" a pour vocation de développer la coopération et l'amitié entre les villes de MARTIGNAS SUR JALLE (Gironde) et FOUNDIOUGNE (Sénégal)
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Un monument s`est éteint!

   Joseph Ndiaye le conservateur de la maison des esclaves de Gorée s`est éteint la nuit dernière sur la terre sénégalaise.
 
    Un des plus illustres gardiens de la mémoire du continent est parti sur la pointe des pieds rejoindre les ancêtres tels Senghor et plus récemment Césaire.
    Je sens. Je sens la rauque voix ancestrale qui résonne, qui déferle sur nos consciences si vite oublieuses des origines du monde.
    Je mesure. Je mesure le lent, le patient labeur pour édifier sur cette terre sénégalaise une maison de fraternité car de mémoire.
    Je mesure l`âpreté du combat qu`il aura fallu mener contre les suspicieux comptables de la mémoire.
    Enfant, je te voyais comme un baobab creux accueillant tout souffle de vie par ton regard ensorcelé par tant d`horreurs. Grâce a toi je sus que ce qui bouillonnait en moi pouvait trouver une place, un lieu ou mon âme pouvait se recueillir, se nourrir, se regenerer. Nous fumes des millions de jeunes africains, européens, américains a s`éveiller a la connaissance, a la fraternité et au partage par la magie de ton verbe et l`humanité de ton message.
    Adulte, tu fus pour moi un phare par les nuits de tempêtes, une promesse, une énergie virile.
    Tu t`en es donc allé non sans nous avoir laissé les clés de notre devenir, non sans nous avoir écrit l'importance d'être nous mêmes, et nous avoir expliqué que notre heure comme pour tout autre avait sonné.
 
     Je garderai un souvenir vivant de cet homme si populaire et apprécié de cette île a la pointe du continent. Je salue l'énorme travail du conservateur qui, après avoir participe à la libération de la France, aura entrepris cette tache gigantesque de restaurer cette Maison des Esclaves pour en faire un lieu de pèlerinage pour le peuple Noir dans son ensemble, une importante référence. A nous autres maintenant de continuer ce travail, et dans cette mouvance, d'oeuvrer courageusement comme lui, sur tous les fronts...
    Au nom de DiversCites, Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, je présente a sa famille ainsi qu`aux peuples sénégalais toutes mes condoléances.
    "La somme de misères et de morts qu'avait produite la traite des Noirs, est au-delà de tout ce qu'on peut imaginer…Arrachés à leur sol natal, transportés dans un pays étranger, sans langue commune, avec une disproportion notable de sexe, répartis entre des maîtres au hasard des ventes, accablés de travail et sans autre instruction que la discipline et les coups, ces Noirs réduits à l'état d'individus égarés ne pouvaient reconstituer des familles". Boubacar Joseph Ndiaye, conservateur de la maison des esclaves.

Nouvelles de FOUNDIOUGNE :

    Lors du voyage de novembre, les femmes de Bambou, quartier excentré de M'Bassis, ont sollicité notre aide pour leur rendre la vie un peu plus facile :

    Bambou est à trois kilomètres de M'Bassis et les femmes font ce chemin tous les matins, emportant leur mil pour aller le moudre à M'Bassis car il n'y a pas de moulin à Bambou. Bien sûr, c'est à pied que ce parcours est fait. Autant dire qu'une bonne partie de la matinée est consacrée à ce travail vital pour tous.

    Aussi elles aimeraient bien disposer d'un moulin sur place, ce qui constituerait un considérable gain de temps (et de fatigue) pour elles.

    BATIK lance donc une souscription de façon à pourvoir à ce besoin pudiquement exprimé.

   Sachant que Bambou ne dispose pas de l'électricité et que des panneaux solaires seraient insuffisants pour alimenter ce moulin via des batteries, la solution réside dans un moulin actionné par un moteur thermique. Nous sommes actuellement en phase de recherche, espérant trouver un fournisseur qui nous fasse une proposition adaptée au besoin exprimé et compatible avec nos moyens. Votre soutien financier nous sera donc d'un grand secours pour rendre à ces femmes de Bambou la vie un peu plus facile.

De retour de stage :

   L’association BATIK recevait, le 21 octobre, quatre élèves infirmières de l’école de la Croix Rouge de Bordeaux qui sont rentrées le 23 septembre d’un séjour de 7 semaines à Foundiougne. Ce stage optionnel de 2ème année, organisé par l’association Batik, leur a permis de travailler dans les différentes structures de santé de la ville de Foundiougne et de ses environs : centre de santé de district, dispensaire catholique de Foundiougne, poste de santé de Soum et divers points de santé dans les îles ou villages du Log.

   Elles ont présenté aux adhérents les résultats de l’audit que leur avait confié BATIK. Ce compte rendu décrit parfaitement les forces et les faiblesses du dispositif de santé et va permettre à l’association d’intervenir plus efficacement.

Légende de la photo          http://batik-martignas-foundiougne.org/V2/images/stories/infirm.jpg

De gauche à droite :
Lena (lise), Waly (Vanessa), Aïta (épouse du président de Batik foundiougne), Kumba (Clémence), Amy (Audrey)

    Vous pouvez suivre le récit de leur séjour sur leur blog :

http://4senegauloises.skyrock.com/

Une réunion de travail regroupant les associations MAËLLE-DIATOU -qui s'est donné pour but l'assainissement de Foundiougne- et BATIK s'est tenue à Martignas le 25 avril 2008.

    L'objectif était de déterminer s'il serait pertinent de fédérer nos actions sur place.

    Après que chacun des présidents ait présenté les orientations de son association, il apparut que la vision que l'une et l'autre avaient de la coopération avec Foundiougne était en tout point semblable.

    Fort de ce constat, il nous a paru judicieux de travailler main dans la main, encouragés en cela par un courrier de la mairie de Foundiougne.

    Gageons qu'avec l'aide de la communauté de communes belges Flkreffe-Profondeville-Ohey déjà active sur place -elle a assuré le financement des 600 poubelles- nous parvenions, en partenariat avec la municipalité et les habitants de Foundiougne, à maîtriser l'hygiene et l'assainissement de la ville.

Petite information en provenance du journal "Le Soleil" : FOUNDIOUGNE : Des potentialités économiques peu exploitées

Chef-lieu du département de Foundiougne, dans la région naturelle du Sine-Saloum, la ville éponyme a tous les attraits pour devenir un centre économique et touristique d’importance : les eaux saumâtres du Delta regorgent de crevettes et de poissons, et l’écosystème préservé des îles est un enchantement. Seul hic, les routes voisines sont dans un état déplorable et freinent le développement de la ville.

« On a l’impression que Foundiougne est abandonnée », constate Jean Vidal, assis à l’ombre de l’immense conteneur réfrigéré qui recueille la glace produite par les machines de son entreprise. Chemise jaunie et cigarette au bec, l’entrepreneur de Martignas, dans la région de Bordeaux, y a pourtant échoué et investi, lui qui ne « connaissais rien de la glace mis à part les glaçons que je mets dans mon whisky ! ». Après un premier séjour de détente en 2003, le projet naît de ses rencontres avec le maire et les chefs des villages insulaires voisins. Montée à partir de matériaux importés de France, « Lagaglace », du nom du génie protecteur de la ville, est achevée en septembre 2005. Avant cette date, poissons et crevettes voyageaient trois heures sans glace jusqu’à Kaolack et leur manque de fraîcheur les pénalisaient sur les marchés. Depuis, la glace en écailles adaptée aux produits halieutiques, fait partie du quotidien des pêcheurs. A l’image de « Lagaglace », quelques initiatives privées d’entreprenariat ou d’aide humanitaire permettent d’améliorer la condition des habitants du bourg de 5000 habitants. En dehors de cela, l’ancien port colonial semble avoir été délaissé par les pouvoirs publics. Plus de 45 minutes sont parfois nécessaires pour effectuer la vingtaine de kilomètres qui relie Foundiougne à Fatick, chef-lieu de la région. Seuls quelques tronçons épars subsistent de la route réalisée en 1986. La piste et ses nids de poule ont repris le dessus, à tel point que les véhiculent la délaissent pour rouler en contrebas sur le sable dur des marais salants. Les habitants de la région vous diront que l’eau de mer utilisée pour la fabrication du goudron est à l’ origine de ce délabrement. A deux pas du quai, pêcheurs et mareyeurs se sont aménagés une cahute de tôle et de paille sous laquelle ils discutent et boivent le thé en attendant le retour de leurs collègues. Sur le sable, les frigos rouillés que l’on charge sur les pirogues lors des longues sorties en mer s’enfoncent parmi les déchets.

Des routes défectueuses

Seuls les ânes trottinant devant leur chargement et les pirogues oscillant sur l’eau violette égayent ce décor morne. Pour ces travailleurs de la mer, l’état des routes environnantes est le principal problème. « Les mareyeurs doivent parfois payer l’intégralité des sept places d’un taxi afin de ne pas gâter la pêche, faute de pouvoir attendre d’autres clients », explique Youssoupha Sarr, dont la barbe rare et frisée a la couleur blanche de son bonnet de laine. « Si les routes étaient bonnes, renchérit Landing Dione, les acheteurs seraient plus nombreux ». En effet, peu sont les chauffeurs qui risquent la santé de leurs véhicules sur ces routes. Le coût du transport en subit les conséquences. A la gare routière règne une ambiance de Far West. Un large toit de tôle protège trois voitures du soleil, des bancs brisés semblent l’être à jamais. Abdoulaye Sy, chauffeur depuis plus de 50 ans, est le secrétaire du chef du garage. Comme la plupart de ses collègues ici, il habite la région. La hausse du prix du pétrole et des denrées alimentaires a annihilé tout le bénéfice qu’ils escomptaient. M. Sy de constater d’une voix calme que « la vie était meilleure avant ». Des efforts ont pourtant été faits. Cinq boutiques neuves jouxtent le garage, mais aucune n’est ouverte. « On avait commandé dix boutiques que des marchands auraient pu louer pour vendre des produits aux passagers et accueillir les chauffeurs pour qu’ils y passent la nuit, mais seules cinq ont été construites, chacune divisée en deux.

Et on nous dit que 30 millions de F.cfa ont été déboursés pour ça ». Le tourisme pâtit également du mauvais état des routes. Hôtels et campements sont assez bien développés, mais les quelques bénévoles des Ong paraissent plus nombreux que les touristes. Un comble pour cette ville située à l’entrée des îles du Saloum. Les eaux poissonneuses sont adaptées à la pêche sportive, les mangroves sont habitées par de nombreuses espèces d’oiseaux, et la visite des alentours offre la possibilité de découvrir la riche culture des Sérères, majoritaires dans la région.

C’est là que l’on peut encore assister à des combats de lutte traditionnelle dont ils sont les créateurs, et qu’ils ont porté au rang de sport national. Au rythme de trois à quatre visites annuelles pour contrôler son usine, Jean Vidal s’est attaché à ce petit port endormi et se désole de l’inexploitation de son potentiel. « Il y a beaucoup à faire ici, Foundiougne pourrait être un centre majeure de la culture de la crevette, et cette économie pourrait générer une importante activité éco-touristique dans le Delta. » Il faudra pour cela pouvoir compter sur l’aide des pouvoirs publics et de Laga, en espérant que la glace ne l’a pas trop engourdi.

Vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Nos amis de KDC :

Mise à jour le Jeudi, 18 Juin 2009 05:44
 
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